Tartine et Biscotte

Ciné, litté, cooking...

04 mars 2008

Une gourmandise

une_gourmandise

eliseEncore une fois choisi au hasard des rayonnages pour son titre, ce livre est une jolie découverte. Construit sur un rythme binaire, le récit, fait de chapitres très courts, alterne la quête mentale d’un grand critique culinaire, qui, au seuil de la mort, recherche une saveur oubliée qu’il voudrait connaître une dernière fois, et les pensées des personnes qui l’entourent. Petit à petit on apprend à connaître ce personnage, décrit comme un être froid, égoïste, hédoniste, arrogant et impitoyable, à la fois par ce que les autres en pensent et par ce que ses souvenirs et ses réflexions nous révèlent. On le suit dans ses pérégrinations à travers ses souvenirs les plus anciens et on est tenu, presque en haleine, par cette quête ultime et un style très élégant qui donne d’autant plus de relief à la narration.

Littérature culinaire ou cuisine littéraire, ce livre m’a, par certains aspects, beaucoup fait pensé à Talk to the Snails, en vous mettant l’eau à la bouche, en remontant aux sources de la gastronomie pour ne pas dire de la gourmandise… A mettre entre toutes les mains, surtout celles des gourmands !!

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29 février 2008

Je l'aimais de Anna Gavalda

je_laimais

eliseJ’avais déjà lu, il y a quelques années, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part (regardez moi ce titre, j’avais pas pu résister !!) que j’avais adoré. Je n’ai pas lu Ensemble, c’est tout car j’ai vu le film alors lire le livre après…. Bref voilà qu’ayant terminé Une Gourmandise, je tombe sur Je l’aimais.

J’ai passé un très agréable moment à lire cette histoire, celle d’une femme que son beau-père emmène à la campagne après que son mari l’a quittée pour une autre. Elle, désemparée et pleine de colère, a l’impression que le sol s’est effondré sous ses pieds mais tient le coup comme elle peut pour ses deux filles. Lui, habituellement réservé voire acariâtre, tente comme il peut de l’aider. On assiste, comme caché dans un coin, à la naissance d’une toute nouvelle relation entre brutale sincérité, tendresse inavouée et culpabilité latente. Jolie histoire, jolie narration. Ce n’est pas de la grande littérature mais c’est frais et moderne dans le style et touchant par le contenu. Je conseille. 

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25 février 2008

Le Prologue des Ombres de Nitya Varnès

le_prologue_des_ombres

elise

Voici un livre que j’ai commencé comme je l’avais acquis : par hasard. Il traînait sur une de mes étagères depuis l’époque où je l’avais récupéré. Je l’ai choisi parce que le titre me semblait intéressant, la couverture sobre et le résumé de quatrième (que j’avais, une fois n’est pas coutume, lu) annonçait le récit du temps passé en zone libre par une fillette, réfugiée pendant la guerre.

Il s’agit en effet d’une sorte de récit, d’une tranche de vie à cette époque. J’ai personnellement eu beaucoup de mal à me laisser entraîner par la narration qui est assez fragmentaire car il ne s’agit finalement que d’une accumulation de souvenirs de moments, d’instants, de sensations, retranscrits de façon nébuleuse, comme pour donner l’impression de souvenirs vagues d’une enfant qui ne peut réellement se souvenir que de bribes ou de sentiments. D’autre part, le style est assez maladroit et ampoulé, et donne parfois le sentiment qu’on a affaire à une traduction, ce qui ne joue pas en faveur d’un récit qui se veut celui d’une enfant, même si elle a grandi au moment de la narration. On a finalement beaucoup de mal à comprendre ce qui se joue là, ce qui se trame, qui sont les différents personnages qui évoluent autour d’elle ; on comprend vaguement, au détour de deux ou trois mots plus ou moins habilement parsemés dans le récit, qu’il est question de résistance, d’occupation, de traque, etc… Les descriptions des sentiments, des décors, des lumières, des paysages et des cycles naturels sont particulièrement agréables à lire mais sur la longueur, on peine à suivre et à s’impliquer vraiment.

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29 janvier 2008

Deception point

deception_point

eliseOn va pas faire de mauvais jeu de mots mais en voilà un qui n'a pas été à la hauteur de mes espérances.
Pourtant j'avais adoré Angel and Demons et le fameux Da Vinci Code - pas de la très grande littérature mais tout de même bien agréable et surtout ça avait le mérite de mêler roman d'action/suspens (qui n'est pas mon habitude) et thème pseudo ésotérique (qui avait tout pour me plaire...complot, religion, Paris, Londres...). J'avais aimé Digital Fortress qui, bien que nettement moins attractif de mon point de vue compte tenu du sujet, avait parfaitement réussi à me tenir en haleine.
En août dernier, j'ai donc voulu boucler la "quadralogie" et me suis lancée dans la lecture de Deception Point. 6 mois plus tard, je viens d'en venir à bout (qu'est ce que vous voulez, j'aime pô ne pas finir un livre...jamais compris pourquoi...faut pas chercher)!!! Après coup, je me dis que l'intrigue était pas si mal et je suis finalement contente d'avoir persévérer. Alors pourquoi 6 mois me direz vous? Mon idée sur la question...:Dan Brown, c'est bien, en abuser....
La narration est tout de même très hachée et donne une impression d'artificiel avec des mini-chapitres qui à force de vouloir créer le suspens ne font que briser toute tention. Et puis, les fins sont toujours d'un cliché pathétique et nous rappellent que les perso ne sont finalement que des emplois stéréotypés. Conclusion, si ça avait été le premier, peut-être, mais là je suis contente de passer à autre chose!!

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23 novembre 2007

The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

elise Parce que, je ne sais pas pourquoi, je lutte à terminer Deception Point (Dan Brown, c'est bien...mais trop...), je me suis offert un pur moment onirique (ou cauchemardesque c'est au choix ^_^):

oyster_boy

Que de bonheur!!!Que du bonheur!!!
Ca se lit en une demie heure ou sans fin, c'est du pur génie, de la poésie comme on en fait peu...
Je ne lis jamais les 4ème de couverture (tu vois, Gretchen, je dois faire partie d'une autre race de khâgneux ^^), mais là je l'ai fait a posteriori et ça dit "Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l'enfant qui est en nous". Pas mieux.

Je suis restée perplexe devant The Melancholy Death of Oyster Boy, émue par The Pin Cushion Queen, horriblement amusée par Mummy Boy, toute triste pour Stain Boy, et puis il y a ces moments pas comme les autres:

"Stick Boy liked Match Girl,
he liked her a lot,
He liked her cute figure,
he thought she was hot.

But could a flame ever burn
for a match and a stick?
It did quite literally;
he burned up pretty quick."
(Stick Boy and Match Girl in Love)

Parfois le texte se suffit à lui même, parfois il met en valeur le dessin mais c'est souvent l'inverse qui se produit. Je vous conseille donc de soigneusement éviter la traduction française (plus familière, moins jolie, moins poétique...et puis la poésie ne se lit bien qu'en VO ^^) et de soigneusement vous délecter des illustrations.

Posté par tartinetbiscotte à 21:52 - Sans bulles - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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