30 novembre 2008
Cinquième Evangile
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A l'heure ou papa Noël cherche encore des idées, si vous connaissez un bédéphile, jetez-vous allègrement sur le Vème Evangile, une BD super chouette, et on est objectif, c'est pas parce que c'est un pote :)
MESRINE
& 

Scénario: 5/6
Jeu d'acteurs:6/6
Réalisation:5/6
Musique, BO:5/6
Commentaires: Portée de bout en bout par une interprétation très juste (Cassel magistral), cette première partie de la biographie de Jaques Mesrine ne nous laisse résoluement pas le choix; il est impératif de voir la suite. Le pari était risqué pour un film français (aussi prometteur soit le casting) de proposer une histoire en deux parties espacées seulement de 15 jours. Le tour de force est finalement d'offrir deux films visionnables indépendamment l'un de l'autre, voire même dans le désordre. Un gros coup de coeur qui redonne foi en le cinéma français.
12 novembre 2008
HELLBOY II

Affiche réalisé par Drew Struzan.
Inspiré d'un Comics de Mike Mignola, le premier volet "se contentait" de reprendre les grandes lignes de l'histoire: né dans les flammes de l'enfer, Hellboy a été invoqué par raspoutine pour le compte des nazis. Finalement recueilli par le Professeur Bruttenholm, il intégrera plus tard le B.R.P.D( Bureau des Recherches Paranormales et de Défense).
Pour ce deuxième Opus, Guillermo Del Toro s'affranchit de l'univers original, et nous offre sa propre vision du personnage et du monde qui l'entoure. Après avoir mis fin à une trêve établie entre l'humain et les créatures fantastiques, le Prince Nuada décide de tout mettre en œuvre pour retrouver l'artefact permettant le réveil de la légion d'or maudite, dans le but de foutre la pâtée au genre humain, qui, convenons-en, le mérite bien ( oui je sais, je suis un auteur engagé :) ).
Ce film est excellent, et décevant à la fois. Excellent parce que la patte Del Toro est là: l'univers est vraiment magnifique, les créatures sont absolument fascinantes, et le choix de faire la plupart d'entre elles " à l'ancienne" ( comprenez par là que ce ne sont pas exclusivement des effets numériques) leur confère une authenticité d'autant plus appréciable. D'un point de vue artistique, ce film est donc un véritable régal pour les mirettes.
Côté déception, même si ça va peut-être pas étonner grand monde, le scénario. Qu'il soit classique et sans réelles surprises, à la limite peu m'importe, qu'il soit basé sur des histoires d'amour, soit, j'encaisse, mais sur ce point, autant certains passages qui en découlent sont vraiment géniaux ( Abe bourré, fallait le faire), autant ça tend vraiment vers le "super cul-cul" par moment ( là ou par exemple, pour rester dans le comics, l'excellent Iron man nous évite du début à la fin une historiette d'amour à 6 kopecks ( bien que je ne connaisse pas précisément le cours du kopeck)). Et quitte à avoir un personnage torturé par ses penchants infernaux, il aurait été intéressant de pousser carrément plus sa psychologie. Mon dieu qui suis-je, où suis-je, dans quel état j'ère ? :) Et l'argument " oui, mais c'est construit comme un comte" est pour moi irrecevable. Tu peux faire du comte sans faire du niaiseux. Et toc.
