29 février 2008
Je l'aimais de Anna Gavalda

J’avais déjà lu, il y a quelques années, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part (regardez moi ce titre, j’avais pas pu résister !!) que j’avais adoré. Je n’ai pas lu Ensemble, c’est tout car j’ai vu le film alors lire le livre après…. Bref voilà qu’ayant terminé Une Gourmandise, je tombe sur Je l’aimais.
J’ai passé un très agréable moment à lire cette histoire, celle d’une femme que son beau-père emmène à la campagne après que son mari l’a quittée pour une autre. Elle, désemparée et pleine de colère, a l’impression que le sol s’est effondré sous ses pieds mais tient le coup comme elle peut pour ses deux filles. Lui, habituellement réservé voire acariâtre, tente comme il peut de l’aider. On assiste, comme caché dans un coin, à la naissance d’une toute nouvelle relation entre brutale sincérité, tendresse inavouée et culpabilité latente. Jolie histoire, jolie narration. Ce n’est pas de la grande littérature mais c’est frais et moderne dans le style et touchant par le contenu. Je conseille.
25 février 2008
Le Prologue des Ombres de Nitya Varnès

Voici un livre que j’ai commencé comme je l’avais acquis : par hasard. Il traînait sur une de mes étagères depuis l’époque où je l’avais récupéré. Je l’ai choisi parce que le titre me semblait intéressant, la couverture sobre et le résumé de quatrième (que j’avais, une fois n’est pas coutume, lu) annonçait le récit du temps passé en zone libre par une fillette, réfugiée pendant la guerre.
Il s’agit en effet d’une sorte de récit, d’une tranche de vie à cette époque. J’ai personnellement eu beaucoup de mal à me laisser entraîner par la narration qui est assez fragmentaire car il ne s’agit finalement que d’une accumulation de souvenirs de moments, d’instants, de sensations, retranscrits de façon nébuleuse, comme pour donner l’impression de souvenirs vagues d’une enfant qui ne peut réellement se souvenir que de bribes ou de sentiments. D’autre part, le style est assez maladroit et ampoulé, et donne parfois le sentiment qu’on a affaire à une traduction, ce qui ne joue pas en faveur d’un récit qui se veut celui d’une enfant, même si elle a grandi au moment de la narration. On a finalement beaucoup de mal à comprendre ce qui se joue là, ce qui se trame, qui sont les différents personnages qui évoluent autour d’elle ; on comprend vaguement, au détour de deux ou trois mots plus ou moins habilement parsemés dans le récit, qu’il est question de résistance, d’occupation, de traque, etc… Les descriptions des sentiments, des décors, des lumières, des paysages et des cycles naturels sont particulièrement agréables à lire mais sur la longueur, on peine à suivre et à s’impliquer vraiment.
Coleslaw maison


Ingrédients :
- un demi chou blanc
- 3 ou 4 carottes
- 1 oignon jaune
- mayonnaise
- emmental râpé (en vrai c’est mieux avec édam et cheddar)
- sel, poivre
- sucre en poudre
1) Râper le chou, les carottes, l’oignon, le fromage (s’il ne l’est pas déjà). Et mélanger le tout.
2) Ajouter de la mayonnaise (quantité selon votre goût).
3) Assaisonner et ajouter une pincée de sucre en poudre. Mélanger.
23 février 2008
Into the Wild

&
Après des semaines à l’entendre se faire unanimement encenser par la critique et le public, nous sommes enfin parvenus à voir « Into the Wild ».
« Into the wild », c’est l’histoire d’un jeune Américain issu d’un milieu aisé qui, après avoir passé son premier diplôme universitaire pour satisfaire des parents au conformisme bourgeois, décide de partir à l’aventure, laissant derrière lui des parents emprisonnés dans leurs carcans, une sœur désemparée et impuissante, la promesse d’une carrière assurée, sa bourse d’étude dont il fait don à une œuvre de charité, sa voiture qu’il abandonne au beau milieu du désert, symboles d’un capitalisme pour lequel il éprouve un rejet viscéral. C’est alors le début d’une sorte de quête initiatique qui commence par un périple à travers le pays, où chaque rencontre – un couple de hippies désenchantés, un sympathique fermier trafiquant à ses heures, un jeune couple de danois libérés, un vieil homme esseulé, une jeune musicienne désoeuvrée - est pour lui un pas de plus vers une essentielle paix intérieure. Cela finira par le mener au bout de la route qu’il s’est tracée, au beau milieu de l’Alaska pour un face-à-face avec la nature et surtout avec lui-même.
Une narration en chassés-croisés entre les deux parties de son voyage habillement menée par un personnage qui ne l’a pourtant pas vécu, des scènes et des paysages à couper le souffle, des personnages touchants, des acteurs très bons et peu connus, tout concourt à complètement immerger le spectateur dans cette recherche d’idéal originel perdu.
Très bon film, à voir, absolument.
03 février 2008
L'Envolée Sauvage - Autour des palombes

Je répare aujourd'hui un oublie qui remonte maintenant à quelques mois.
L'Envolée sauvage Tome 1 était un ptit bijou de poésie et ce Tome 2 en est la digne suite. Vraiment superbe BD, saluée d'ailleurs par "la critique" et qui a obtenu le prix des collégiens au dernier festival d'Angoulème.
Le pitch? "France, 1941. Simon, un jeune orphelin juif fasciné par les oiseaux, est rattrapé par l’antisémitisme qui sévit jusqu’au fin fond des campagnes françaises. Capturé par la milice après avoir aidé des résistants, il fait connaissance de la jeune Ada dans le train qui les mène aux camps de la mort.
Mis en cage au beau milieu de l’enfer, à l’instar des rapaces du commandant nazi dont il aura la charge, Simon devra s’accrocher à la moindre étincelle d’espoir pour survivre... et retrouver un jour Ada" (source).
Elle parle de la grande Histoire en passant par la petite avec un trait faussement naïf qui traduit une poésie incroyable. C'est à la fois très réaliste, historique, descriptif sous certains aspects mais aussi très lyrique. A ne surtout, surtout pas manquer, en commençant par le Tome 1 (mon préféré s'il en fallait un ^^). Et puis tant que vous y êtes, allez donc faire un tour ici.
